La Maison du Grand-père, où est-il ?

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La Maison du Grand-père, où est-il ?

CRÉATION 2016

L’histoire

L’histoire naît dans le cœur d’une horloge ancienne. A grand father clock, diraient les anglais. C’est ‘la pendule à l’aile bleue’ de l’artiste Marc Chagall. Et c’est aussi la maison du grand-père de Colette Garrigan, le cottage de Reepham dans le Norfolk où vivait Jack Bracken. Nous remontons le temps pour rendre visite une fois encore à Grand-père. La première partie de l’histoire est comme une fenêtre dans la vie de Chagall mais aussi un parallèle dans celle de Jack. Avec poésie et légèreté sont abordés des thèmes comme la mort de leurs premières épouses, la temporalité, le souvenir, le fil de la vie, l’arrivée de leurs secondes épouses et avec elles le bonheur et la joie. Le tic tac de l’horloge et le rythme de la vie. La vie, ponctuée d’évènements devenant bientôt, avec le passage du temps, des souvenirs. La deuxième partie de l’histoire est une visite sensorielle, une madeleine de Proust. Les souvenirs d’une après midi et la promenade d’une fillette de cinq ans dans la campagne anglaise.

Médias

 

 


Notes d’intention

Après dix ans d’absence j’avais donc la volonté de revenir au très jeune public. J’ai rapidement pris conscience que pour écrire je fais inexorablement appel à ce que je suis et à ce que j’étais. Pour ce spectacle comme pour tous les autres! Pour chaque processus de création je prends grand soin de savoir à qui je souhaite m’adresser et je ne peux que me replonger dans mon histoire personnelle, mes souvenirs se mêlant toujours à l’histoire. Pour mes précédents spectacles destinés aux adolescents, j’ai raconté ma propre adolescence dans le Liverpool de Thatcher. A présent que je veux toucher les enfants à partir de 5 ans, je me retrouve dans la peau de la petite fille que j’étais. Les souvenirs les plus heureux alors sont ceux de mes séjours à Reepham, village du Norfolk, dans la maison de mon grand-père, Jack Bracken.

Mon grand-père était bricoleur et il a construit a ‘grand father clock’ pour chacun de ces enfants. Ma mère m’a offert la sienne il a y quelques années. Il était donc évident que cette horloge avec tout ce qu’elle symbolise devait devenir le principal décor de ce spectacle. C’est presque au même moment que j’ai découvert le tableau ‘La pendule à l’aile bleue’ de Chagall. Coïncidence ? C’est à travers ce tableau que Chagall s’est vraiment imposé à moi. Ce tableau et la gravure « La maison du grand-père, où est-il ? » de 1923. Cette planche fait partie d’une série de noir et blanc, des scènes représentant des familles dans leur quotidien. Ce thème est celui de la première partie du spectacle. De l’horloge, de cette boîte à souvenirs, sortent des bribes de la vie de mon grand-père, si semblable à celle de Chagall. Dans le spectacle arrivent les éléments que Chagall utilisent alors dans ces tableaux : les bouquets de fleurs, le coq et la musicalité du pendule… Puis entrent en scène mes propres souvenirs. L’horloge se retourne et devient une maison de poupée. On entre dans le paysage de la campagne anglaise, promenade ponctuée des images de Chagall. C’est ma madeleine de Proust. Un véritable voyage sensoriel. La lumière, une fanfare de couleurs, la musique, l’odeur du pain grillé, le bruit des pas sur les graviers, l’amour, la vie… un véritable tableau de Chagall! La première question soulevée lors de la création de ce spectacle était la relation à ce public si particulier. J’ai ici encore trouvé l’inspiration et ma réponse avec les œuvres de Chagall et plus précisément celles de sa période consacrée au cirque. Tout devait se jouer dans la relation scène-public. Nous avons donc réalisé un gradin en bi-frontal pour une jauge de 100 personnes tout au plus et qui fait partie intégrante du plateau. Le public est tout prêt de nous, nous sommes tout prêt du public.

Distribution

Marionnettes, théâtre d’ombres et d’objets
Spectacle jeune public à partir de 5 ans
Séances scolaires à partir de la grande section de maternelle.

Durée : 45 minutes

Écriture et mise en Scène : Colette Garrigan
Avec : Colette Garrigan & Laura Muller
Musique originale : Nicolas Tritschler
Univers sonore : Antoine Quoniam
Création lumière : Jérôme Houles & Sébastien Madeleine
Création ombres et lumières : Colette Garrigan & Olivier Bourguignon
Décors : Sylvain Diamand & Antoine Valente
Marionnettes : Colette Garrigan Coline Esnault & Laura Muller
Ecrans ‘Vitraux’ : Emmanuelle Erhart
Jauge 100 personnes (3 classes plus 10 accompagnateurs)
Espace scénique : Ouverture 10m – Profondeur 10m – Hauteur 3,5m
Obscurité totale nécessaire.

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